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Le Projet : méthodes & résultats

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Le projet particulièrement innovant, a permis de développer un véritable dialogue entre partenaires, acteurs locaux et gestionnaires des risques concernés par les risques industriels, afin de mettre à leur disposition des cartographies utiles à la concertation et à la prise de décision dans le cadre de leurs politiques de prévention, d’information et de gestion des risques liés aux activités industrielles, en particulier dans le cadre des Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT), dont le modèle est transférable et réutilisable.

Le Conseil Scientifique chargé d'expertiser le rapport final a souligné qu’il s’agit d’une très bonne recherche en raison de son sérieux et de sa précision et incite les auteurs à publier ce type de démarche de gouvernance participative des risques ». (27-10-2007)


Méthodes de travail


La recherche de nouvelles formes de cartographies opérationnelles pour la gestion des territoires a conduit à réexaminer les principes sur lesquels s’appuyaient les logiques en vigueur jusque là : approches « déterministe » et « probabiliste » qui ont chacune leur limite.

L’analyse sur les diverses formes d’inscription spatiale des risques issues de ces différentes approches –déterministes, probabilistes, combinées– d’évaluation des risques, nous a amené à développer le concept de « situation à risque » fondamentalement basé sur la prise en compte des combinaisons géographiques : une « situation à risques » est la combinaison et la variation, sur une portion d’espace donnée, des différents potentiels d’aléas, d’exposition, d’enjeux, de vulnérabilités, d’anticipation et de récupération. Implémenté dans un SIG, il a permis de construire différents niveaux d’information spatiale et des cartographies associées exploitables par les acteurs territoriaux.

L’expérimentation a porté sur le site industriel de Port-Jérôme et la commune de Notre-Dame de Gravenchon. Son élargissement dans un deuxième temps au site industriel du Havre, en particulier à la commune de Gonfreville l’Orcher, a eu pour but de procéder à des comparaisons permettant d’enrichir le modèle de données et de valider la démarche.

Comme il a été souligné par les acteurs lors du dernier comité de pilotage « les cartes et requêtes pourront vraiment servir aux élus et aux services de secours, au-delà du PPRT ».


"Ce projet explore dans toutes ses dimensions le sproblèmes qui se posent actuellement pour apprécier une situation à risque compte tenu de la multiplicité et de la variété des données. Il ressort de ce travail une volonté de pointer très systématiquement les difficultés rencontrées et, surtout de les résoudre en proposant un nouvel outil intégrateur qui, de fait, est indissociable d'une nouvelle approche de gestion des risques. Un des constats majeurs est que la mise en cohérence ou l'addition factuelle de base de données provenant de sources hétérogènes s'avère un travail en soi, sous estimé par les experts en général", a souligné le Conseil Scientifique chargé d'expertiser le rapport final (27-10-2007)



Résultats obtenus


- Une démarche globale et formalisée de caractérisation des « situations à risques » autour d’installations dangereuses a été développée. Le concept de « situation à risque » est défini comme la « combinaison et la variation, sur une portion d’espace donnée, des différents potentiels d’aléas, d’exposition, d’enjeux, de vulnérabilités, d’anticipation et de récupération »,

- Une base de données localisées adaptée aux PPRT a été conçue et mise en place. Une réflexion approfondie a été menée sur le niveau de précision réellement nécessaire pour répondre aux attentes PPRT et les données mobilisables. (Analyse  des sources de données et de leur capacité à se renseigner mutuellement),

- Le développement d’une Géodatabase sur le site de Port Jérôme, en référence au Modèle Conceptuel de Données reproductible ultérieurement par les différents gestionnaires. Un catalogue de données précise le cadrage général. Les métadonnées nécessaires à d’éventuels échanges ultérieurs ont été créées pour chaque couche d’information,

- Lors de chaque étape de la démarche, des protocoles d’analyse spatiale sous SIG ont été expérimentés pour élaborer les informations pertinentes, et plusieurs modes de représentation ont été développés : classifications statistiques ou requêtes multicritères pour la typologie de l’habitat, spatialisation d’ensembles homogènes sur critères de vulnérabilités par la méthode des voisins dominants, ventilation des données de population de l’îlot au bâtiment, calculs de densité, algèbre de cartes pour la détermination de niveaux de vulnérabilités et de risques.

- Au final, différents niveaux d’information cartographique –cartographies descriptives, cartographie de synthèse, cartographie de typologie–  et de requêtes spatiales interactives sont aujourd’hui à même d’être proposés pour la concertation des acteurs.