Axe 9
Il est de plus en plus affirmé que la gestion des risques naturels et technologiques doit être partagée entre de multiples acteurs, avec notamment une intégration des différentes « parties prenantes » de la société civile (dont les représentants des associations, des publics directement concernés, etc.). Quelles sont les personnes « représentatives » ? Quels sont les rôles tenus ou que peuvent tenir les acteurs du privé, notamment des milieux professionnels, en tant qu’expert, porteur de responsabilités ou encore médiateurs des problématiques de risques auprès de leurs clients ou interlocuteurs ? L’élargissement du cercle des acteurs intéressés et l’implication de la société civile sur le long terme ne va pas toujours de soi. Quelles sont les raisons des difficultés rencontrées ? Tiennent-elles aux « coûts » d’implication et de mobilisation des acteurs de la société civile ? Tiennent-elles aux résistances des acteurs considérés comme en charge de la gestion des risques ? Tiennent-elles aux dispositifs mis en œuvre, à leur insuffisante intégration dans des pratiques et procédures normalisées ? Quel bilan peut être fait des expériences réalisées ? Quelles nouvelles pistes pourraient éventuellement être suivies ? Notamment, l’intégration des « parties prenantes » dans la gestion des risques peut-elle ou non être favorisée par la décentralisation, par l’intervention plus active des collectivités locales ? Quel est le rôle de l’information sur les risques pour mieux associer et impliquer le public dans la gestion des risques ? Quelle est l’importance de la démocratie technique et comment la renforcer ?
Sur le plan des risques technologiques, comment peut-on ou non élargir la question de la gestion des risques aux acteurs extérieurs de l’installation ? Quelles sont les relations entre les « producteurs de risques » et les acteurs potentiellement concernés ? Dans quelle mesure et dans quelles conditions, ces derniers (population, collectivités locales, syndicats, associations…) peuvent-ils être intéressés par « ce qui se passe » au sein de l’établissement dangereux? De quelle manière l’information sur les risques peut elle être partagée ? Dans quelle mesure, un débat public sur les risques industriels peut-il s’organiser ?